Les 100 ans de notre église et de notre école.
L'église:

La rue de Marchienne, après 1905, car l'église de Sartis est édifiée et sa présence parafe la naissance d'une jeune paroisse sur le thème éternel de l'espérance infinie. Sous sa protection tutélaire, l'existence gardait ses habitudes et ses exigences quotidiennes. L'arrivée d'un camion pose une énigme supplémentaire. Est-ce la remise à domicile du chemin de fer, un déménagement de pauvres gens ou simplement un banal transport qui transportera à tout jamais le secret de son chargement?
Depuis plus de 20 ans, Courcelles possédait sur son territoire trois églises : l'ancienne église St-Lambert au Petit-Courcelles, l'église St-Luc à Forrières, et l'Eglise N.-D. du Rosaire à la Motte. L'idée d'en construire une quatrième au hameau de Sartis, afin de faciliter à la nombreuse population ouvrière de ce quartier l'accomplissement de ses devoirs religieux, remonte au début de l'année 1901.
De généreux bienfaiteurs ayant donné les premiers fonds nécessaires, la réalisation du projet fut confiee à M. l'abbé Fontaine, vicaire de la paroisse St-Lambert.
En 1902, un terrain fut acquis ; les plans de la nouvelle église furent élaborés ; et l'érection en paroisse du hameau de Sartis fut demandée au gouvernement.
L'arrêté royal accordant cette dernière faveur parut seulement le 5 septembre 1903 ; la nouvelle paroisse fut placée sous le patronage de St-François d'Assise. Le Conseil de fabrique, immédiatement constitué, soumit sans retard les plans de la nouvelle église à l'approbation des autorités compétentes, et, le 3 Juin 1904, il reçut de la députation permanente du Hainaut l'autorisation de mettre en adjudication les travaux de construction.
Le 20 Juin, à 11 heures du matin, M. l'abbé Carbonnelle, doyen de Fontainel'Evêque, entouré du clergé de Courcelles et des environs, des conseillers de fabrique, des conseillers communaux catholiques et de quelques autres notabilités, procédait à la bénédiction de la première pierre.
L'exécution des travaux, dont fut chargé Monsieur Lemaire, de Courcelles, commença dès les premiers jours de juillet. Le 12 Mars dernier, l'église fut livrée à l'exercice du culte. Tout cependant n'était pas fini : la tour ne fut achevée et la flèche construite qu'aux mois de Juin et Juillet. Enfin, il y a quelques semaines, le nouveau temple était prêt à recevoir l'insigne honneur de la consécration que S. G. Monseigneur l'Evèque de Tournai, dans sa paternelle bienveillance, avait bien voulu s'offrir à lui accorder.
Le dimanche 17 Septembre eut lieu la bénédiction de dix statues et d'un chemin de croix ; le dimanche 24, la bénédiction de deux cloches. Ces cérémonies furent suivies par les fidèles avec un empressement et une piété vraiment admirables. Mais c'est surtout la journée du mardi 26 Septembre qui marquera dans les annales de la paroisse du Sartis.
Dès la première heure du jour, le quartier prit un air de fête : aux façades de nombreux drapeaux ; aux abords et à l'intérieur de l'église, une décoration du meilleur goût. Arrivé la veille au soir, au son joyeux des nouvelles cloches, S. G. Monseigneur l'Evèque commença à 8 heures du matin la cérémonie de la consécration de l'église : cérémonie belle et touchante qui se termina par la messe solennelle. Pour assister à celle-ci, une foule énorme de fidèles, dès l'ouverture des portes vers 11 heures, se pressa dans le nouveau temple.
Au trône pontifical, S. G. Monseigneur Walravens ; à ses côtés, M. le chanoine Pivet. Aux premiers rangs : de nombreux prêtres, le Conseil de fabrique, les conseillers communaux catholiques, la confrérie du St-Sacrement de la paroisse St-Lambert, etc.
La messe fut célébrée par M. l'abbé Leclercq, curé de St-Lambert, assisté de M. le Doyen de Fontaine-l'Evèque et de MM. les curés de Forrières et de la Motte. Le sermon fut donné par M. le curé de Trazegnies. Et ce fut un spectacle bien consolant de voir un concours si
nombreux de fidèles suivre l'office divin avec un aussi profond recueillement et écouter la parole de Dieu avec une aussi religieuse attention. A la fin du Saint-Sacrifice, le pontife vénéré qui présidait la pieuse assemblée fit descendre sur celle-ci la bénédiction céleste. Et tous se retirèrent, éprouvant au fond du coeur la plus douce et la plus salutaire émotion.Puissent maintenant ces cérémonies sacrées qui se sont déroulées depuis trois semaines en l'église du Sartis être pour la paroisse naissante le commencement d'une ère de prospérité religieuse et morale .
Puisse la consécration qu’elle vient de recevoir rendre leur église plus chère aux paroissiens de Sartis! Puissent-ils la fréquenter toujours de plus en plus!
Puissent enfin les personnes généreuses contribuer par leurs aumônes à une oeuvre qui est loin d'être achevée et qui cependant a déjà coûté tant de travaux et de sacrifices !
Courcelles-sartis, 4 octobre 1905, en la fête de Saint François d’Assise.

Monseigneur Walravens, Evêque de Tournai.
Un poème en wallon de Monsieur René Godeau qui fut durant de nombreuses années l'animateur de la chorale de Sarty:
Clokî d'Sârtîs
Clokî, clokî, d'Sârtîs,
Dju vos vwos voltî.
Dins lès nuwéyes èt l'soya,
Vos astèz corne ène oupia
Su lès mésos d'no n-amia,
Eyèt d'sus no têre.
Et vo coq,à tchiroupète,
Toûne èt ratoûne al coupète
En survèyant nos pouyètes
Toudi nètes èt f êres.
Clicotèz l'bronze dé vos clokes!
C'èst no bon Jésus qui toque
Pou qu'tout l'monde arrive sans djoque
Clokî, clokî, d'Sârtîs,
Dju vos vwos voltî.
C'èst d'au Ion, quand on vos vwoi
Waut plantè, piqui bén dwot
Tout au d'zeûr dé tous lès mots,
Qu'on s'sint tout binése.
Binése dé r'counwasse èl place
Eyu-c'què no vîye è s'passe,
Pètit cwin què rén n'rèplace
Eyu-c'quon èst s'mése.
Sonèz vos plènès voléyes
Su lès chagrins, lès djipéyes.
Sonèz d't'aûlong dès anéyes
Tout à vo n'ése.
Clokî, clokî, d'Sârtîs,
Dju vos vwos voltî.
Bénédiction du Bon Dieu,
Vos v'là au mitan du djeu.
Avé vous nos viquons mien
No vîye tout intiêre,
D'èstampè dins lès orâdjes,
Lès guêres èyèt lès carnâdjes
Vos nos rindèz du corâdje
Quand l'misère nos r'sère.
Dèspûs l'vM curé Fontaine,
Vos nos tchantèz vos « amèn »,
Vos nos m'tèz tèrtous èchène Pou l'min.me priyêre'
Clokî, clokî, d'Sârtîs, Dju vos vwos volti!.

L'église Saint François d'Assise est un édifice néo-gothique de 1904
construit sur les plans de l'architecte Leborgne né à Gilly en 1898.
- Père : Hector Leborgne (1866 - 1949) ingénieur-architecte diplomé de l'UCL en
1889. Grand-père : Armand-Joseph Leborgne (1838 - 1923) géomètre expert
arpenteur ayant exercé comme architecte. Leur bureau : Leborgne père et fils à
Gilly.
- Un grand frère, Henri, aussi architecte.
- Humanités : collège des jésuites de Charleroi.
- Etudes d'architecture à Saint-Luc Tournai puis Bruxelles, diplômé en 1922.
- Débute en travaillant avec son frère, essentiellement sur la reconstruction de
Wijtschate de 1921 à 1926.
Sa tour forme un avant-corps suivie d'une nef flanquée de bas-côtés et suivie d'un choeur à trois pans. Les baies sont en tiers-point. La toiture est en ardoise. (le patrimoine monumental de la Belgique volume 20)
Les photos sont extraites des livres "cartes postales de Courcelles"
Les bibliothécaires de la Posterie (Madame Annie Rosier et Monsieur Luc Heuchon) ont fait des recherches et nous ont aimablement prêté des documents sur l'histoire des vitraux de l'église; il s'agit de recherches de l'abbé L. Gossiaux: "Notice sur les vitraux des nefs latérales de l'église Saint François d'Assises"

Saint Arnoul
Vitrail offert par la famille Tahon-Minet
Saint Arnoul naquit en 1042 eu château de Tiedeghem en Brabant, sur le territoire d'Audenarde sur Escaut. Son père Fulbert était de l'opulente famille des sires de Paméle, apparentée aux premiers barons flamands, et se mère Miensinde descendait de Charlemagne. Le sire d'Audenarde, son parrain, le prépara à le carrière des armes. Arnoul prit part eux diverses guerres de son temps, tour à tour sous les empereurs d'Allemagne et sous les rois de France. Ce que l'on prisait surtout chez le chevalier, bardé de fer, c'était, avec le vigueur physique et l'agilité, des qualités diplomatiques remarquables qui en firent bientôt le pacificateur de nos contrées.
A le mort de son père, il se retire à l'abbaye de Saint-Médard près de Soissons voulant servir comme chevalier du Christ. Après se probation, ses supérieurs le chargèrent du soin des indigents assistés par la communauté, le chevalier eu bras si terrible était devenu l'infirmier des pauvres. Mais le nature généreuse d'Arnoul voulut plus et il sollicita l'autorisation de mener le vie plus austère encore de reclus. Pour nourriture il ne prenait qu'un pain grossier fait d'orge à moitié broyé, de l'eau et encore pas tous les jours ni selon son besoin.
L'abbé de Saint-Médard étant mort, Arnoul dut se rendre eu désir unanime et accepter la charge d'abbé. En 1081, il fut consacré évêque de Soissons.
Cependant une guerre de race désolait le pays natal d'Arnoul. Grégoire VII chargea l'évêque de Soissons d'intervenir, comme son légat, auprès du comte Robert de Flandre, en faveur de ses compatriotes victimes des vengeances du puissant comte. On lui offrit alors l'église bâtie en l'an 700 per Saint Ursmer, à Oudenbourg, en l'honneur de Saint-Pierre. Son influence en fit bientôt une abbaye florissante. Il y mourut le 25 Juillet 1087.
Sa canonisation fut prononcée par le concile de Beauvais, présidé per le légat du pape en 1120.
Ses reliques reposent toujours dans l'église d'Oudenbourg.
Saint Arnoul est considéré comme le patron des brasseurs.
SAINT AUBERT
Vitrail offert par la famille Henreaux-fonet
Saint Aubert fut l'une des principales gloires de l'épiscopat au VIIme siècle Il serait né, selon certains auteurs, au village de Haucourt, ou du moins en un lieu assez rapproché de Cambrai.
Dès son jeune âge, Aubert montra un souci constant de la perfection et une nature ennemie de toute dissimulation. Il s'adonna aux études sacrées et ses progrès dans la connaissance des saintes écritures et dans les autres branches des sciences ecclésiastiques allaient de pair avec ses progrès dans la vertu, il fut donc admis à la tonsure et s'avançant à grands pas dans les voies de ?a sainteté, il fut bientôt jugé digne d'être promu au sacerdoce.
A quelque temps de là, mourût Aldebart évêque de Cambrai et d'Arras. Ces deux sièges, unis sous un seul évêque depuis 'e VIme siècle avaient déjà de glorieuses traditions qu'il fallait maintenir. Le consentement unanime du clergé et du peuple appela Saint Aubert à l'honneur de poursuivre ces nobles traditions. Il monta sur le trône épiscopal le 21 mars de l'année 633. Aubert considérait l'épiscopat moins comme un honneur que comme une charge. Le roi Dagobert, pour le remercier de ses précieux conseils lui fit don d'une villa royale située au village d'Onnaing. C'est à lui également que le comte Mauger et la princesse Waudru doivent leur conversion au christianisme. Sur les conseils du Saint, Mauger s'en vint bâtir un monastère sur les rives de la Sambre. Aubert eut encore la joie de consacrer l'église du monastère de Marchiennes où Sainte Rictrude s'était retirée avec ses deux filles après la mort tragique de son époux Adalbaud.
Ce fut également ce grand Saint qui eut le bonheur de recevoir un jeune et fervent religieux, nommé Ghislain, qui arrivait d'Athènes, sa patrie, dans le Hainaut, avec le désir d'évangéliser les peuples de cette contrée. On a aucun détail précis sur la date et les circonstances de la mort de Saint Aubert.
Saint Aubert est considéré comme le Patron des boulangers et des pâtissiers.
SAINT JEAN BERCHMANS
Vitrail offert par la famille Souply-Trigaux.
Jean Berchmans vint au monde le 13 Mars 1599 dans la petite ville de Diest au diocèse de Malines. Son père s'appelait jean Charles Berchmans et sa mère Elisabeth Van den Hove.
La première enfance du Saint s'écoula doucement à l'ombre d'une famille chrétienne, et les leçons de sa vertueuse mère développèrent en lui rapidement le germe des plus heureuses qualités. A un naturel dont la douceur n'excluait pas la vivacité, jean s'exerça de bonne heure à joindre la vigueur et l'énergie de la volonté. Sa formation religieuse et intellectuelle fut confiée à Pierre Emmerick, chanoine régulier de l'ordre de Saint Norbert alors curé de Notre Dame de Diest Malgré le plus ardent désir de voir un jour son fils consacré au Seigneur par le sacerdoce, le père de Jean ne pouvait plus désormais suffire à l'entretien, pourtant si modique du jeune écolier. Notre Saint s'engagea alors au service du chanoine Jean Froymont qui cherchait un jeune clerc pour remplir près de lui les fonctions de compagnon et de serviteur. Pouvant disposer chaque jour de plusieurs heures Jean suivit en qualité d'externe les cours de rhétorique du collège que venait d'ouvrir à Malines la compagnie de Jésus.
A la fin de l'année scolaire, après avoir éprouve sa vocation, il entra le samedi 24 septembre 1616 au noviciat de la compagnie de Jésus à Malines. Son noviciat terminé, il fut envoyé à Rome pour achever ses études philosophiques et théologiques. Le 24 octobre 1618, il se mit en route pour l'Italie. Là, il fut un exemple vivant de sainteté. Travail opiniâtre, obéissance parfaite à sa sainte règle, modèle édifiant de piété et de mortifications, telle fut la vie de Saint Jean Berchmans parmi ses compagnons de collège. Après une courte maladie, il remit sa belle âme à Dieu le matin du 13 Août 1621, à l'âge de 22 ans. On le représente portant en mains le livre des règles de Saint Ignace, une croix et un chapelet. C'est ainsi qu'il voulu mourir, disant «Voilà mes trésors, avec lesquels je me présenterai joyeusement devant Dieu».
Les guérisons les plus étonnantes s'opérèrent bientôt sur son tombeau. Le 1 1 septembre 1745 sa cause fut introduite en cour de Rome par le pape Benoit XIV et nous avons le bonheur de le compter à présent dans le martyrologe romain au nombre de nos saints belges. Des reliques insignes se trouvent à Malines, Anvers, Diest, Louvain et à l'église du Gésu à Bruxelles.
Sainte Eleuthere
Vitrail offert par Monsieur l'Abbé E. Fontaine, curé fondateur de la paroisse
Eleuthère naquit à Tournai l'an 456. Ses parents, Sérénus et Blanda, étaient rentrés dans cette ville maintenant pacifiée, depuis qu'elle était devenue la résidence principale des Francks Saliens. La paix relative dont jouissaient les chrétiens de Tournai sous Childéric fut de courte durée. Clovis, leur nouveau chef, déchaîna la persécution contre les sectateurs de la nouvelle religion. Devant le péril, la famille d'Eleuthère prit le parti qu'avaient pris leurs aïeux en pareille circonstance, de se réfugier à Blandain. Là, on était en sûreté et l'on pouvait attendre dans le calme et le silence la fin de l'orage. Un groupe compact d'amis suivit dans leur fuite Sérénus et Eleuthère, et la petite communauté se reforma et résolut bientôt de se construire à Blandain même une église sous le vocable de Saint Pierre le prince des apôtres. Eleuthère prêtre alors, exerçait son ministère au milieu d'eux. Bientôt, Clovis ayant épousé Clotilde, la persécution se ralentit, s'éteignit même tout à fait. Les chrétiens des environs se rassemblèrent et sollicitèrent du pape Félix 111, de leur donner un évêque en la personne de Saint Eleuthère. Après son sacre, le nouvel évêque se fixa à Blandain qu'il ne quitta pour Tournai qu'en 496. Saint Eleuthère y construisit une église en l'honneur de Notre-Dame. Mais l'Arianisme se faisait sentir jusqu'aux extrémités de la Gaule, dès lors Eleuthère mena une lutte acharnée contre les hérétiques. Ces derniers, comme ils n'avaient à lui opposer d'autres armes que la violence attentèrent à sa vie.
Un jour qu'il sortait de sa cathédrale avec le diacre Athanase et Audoen, l'un de ses disciples, des brigands, apostés à l'angle de l'édifice, s'élancent sur lui, le percent de leur glaive, l'assomment à coups de bâton et le laissent à demi mort sur place. Quand on le releva, la tête et la poitrine tout ensanglantées, il respirait encore. Il survécut quelques semaines à l'attentat et retrouva assez de force pour intercéder en faveur de ses assassins auprès du tribun Censorius qui avait ordonné de les pendre. Il mourut le 30 Juin 531,
Le 4e centenaire de sa mort a été commémoré à Tournai en des fêtes inoubliables le Dimanche 21 Juin 1931.
SAINT ELOI
Vitrail offert par la famille Lefèvre-.Mathieu
Né en 588, à Chatilac près de Limoges, Eloi fut élevé par ses parents dans l'amour de Dieu. Ses heureuses dispositions pour les oeuvres artistiques le firent placer chez l'orfèvre Abbo à Limoges. Quelques années après, il vint à Paris chez l'orfèvre de la cour qui le présenta au roi Clotaire Il. Celui-ci ayant appris son adresse merveilleuse lui confia l'exécution d'un trône en or ciselé et orné de pierres précieuses. Eloi se mit à l'ouvrage et termina bientôt un travail remarquable de finesse et d'élégance. Le roi en fut ravi et ordonna de récompenser l'artiste comme il le méritait ; il le créa son grand monétaire, l'attacha à son palais et lui accorda toute sa confiance. En même temps qu'il travaillait de son état, il avait toujours devant les yeux les livres sacrés, de telle sorte que son esprit était tout entier au Seigneur, pendant que ses mains s'appliquaient aux affaires temporelles. Ses gains journaliers servaient à secourir les indigents et à racheter les captifs. Il se privait lui-même du nécessaire ; aussi les pauvres se pressaient tellement autour de sa demeure, que lorsqu'on demandait où habitait le saint, on se contentait de répondre : «là où vous verrez un groupe de pauvres vous trouverez Eloi » Dagobert succédant à Clotaire 11 lui maintint les faveurs de son père. Mais Eloi avait un idéal plus élevé, il voulait ciseler les âmes.
Devenu prêtre, il usa de son crédit et de ses richesses pour bâtir des églises et des monastères parmi lesquels se distinguent les abbayes de Saint-Pierre lez Gand et de Mont-Saint-Eloi à deux lieux d'Arras.
En 640, il fut élevé à l'évêché de Tournai et Noyon. Il avait ainsi sous sa juridiction les villages de Vermand, de Tournai (jadis cité royale), de Noyon, de Gand et de Courtrai. Plein de sollicitude pour le maintien de la discipline ecclésiastique, il parvint à extirper la simonie qui avait jeté de si profondes racines dans les Gaules.
Il siégea au concile de Chalon sur Saône, sous le règne de Clovis 11. Célèbre par de nombreux miracles, il mourut en 659 âgé de 70 ans.
Saint Eloi est considéré comme le patron des cultivateurs et de tous ceux qui travaillent les métaux.
SAINT GÉRY
Vitrail offert par la famille Descamps-Cordier.
Saint Gaugeric, vulgairement appelé Saint Géry, naquit dans le diocèse de Trèves, à Yvoie, aujourd'hui Carignan, chef lieu de canton du département des Ardennes. Il eut pour père Gaudence et pour mère Austadiole, personnages d'une haute vertu. Ses parents le firent élever sous leurs yeux dans la connaissance des lettres et dans la pratique de la vertu. Saint Magnéric, évêque de Trèves, étant venu à Yvoie, eut l'occasion d'y connaître Géry. Il fut si charmé par ses talents et par sa vertu qu'il l'ordonna diacre. Géry redoubla alors de ferveur dans la pratique des bonnes oeuvres. Il s'appliqua avec un zèle infatigable à remplir les devoirs de son état et surtout à instruire les fidèles. A la mort de Saint Vaast, évêque de Cambrai et d'Arras, quelques notables habitants se rendirent auprès de Chidebert Il et le prièrent de leur donner Géry pour pasteur. Il reçut la prêtrise et l'onction épiscopale des mains de l'archevêque de Reims.
Géry se consacra surtout à la prédication et à la libération des prisonniers. Il sillonna notre pays et surtout les sauvages contrées du Brabant. Là, en effet nous dit un ancien chroniqueur, s'étendaient des régions entières encore assises dans l'ombre de la mort. A chaque pas, le missionnaire chrétien trouvait le spectacle affligeant de l'idôlatrie la plus grossière. Ni dangers, ni fatigues ne purent le rebuter. Un bâton à la main, il chemine en priant, dans les bois sans chemins et sans habitations. Des hommes farouches se sauvent à son approche et ce n'est qu'à force de bienfaits et de prodiges qu'il parvient à les attirer.
Il arrive dans une petite île formée par la Senne, y borne ses courses apostoliques et y fonde une petite chapelle. Telle est l'humble origine de la ville de Bruxelles.
Il se retira dans la solitude pour conserver son esprit de recueillement et de prière. Épuisé par les fatigues de son long et dur apostolat, il alla jouir du repos éternel, le 1 1 Août 619. On l'enterra dans l'église qu'il avait construite sous l'invocation de Saint Médard. Cette église fut démolie par Charles-Quiet pour y construire une citadelle. Les chanoines qui la desservaient se retirèrent dans celle de Saint Vaast où ils déposèrent les reliques du Saint.
SAINT GHISLAIN
Vitrail offert par la famille Cabiaux-Pirot
Selon son propre témoignage, Saint Ghislain était né en Grèce, dans l'Attique vers les premières années du VIIme siècle. Il fit ses études à Athènes, qui à cette époque avait perdu beaucoup de sa splendeur antique, et demanda la faveur d'être reçu dans un monastère de l'ordre de Saint Basile. Se distinguant par sa haute piété et sa science approfondie des saintes écritures, il fut promu aux ordres et même au sacerdoce. Nous le trouvons sur le siège épiscopal d'Athènes quand il entreprend son voyage à Rome, la ville éternelle. Là, on le désigne pour continuer l'oeuvre de Saint Vaast et de Saint Géry en Hainaut. Après avoir traversé le Danube, le Rhin, la Meuse, il vint s'installer dans les forêts et les taillis situés sur les bords de la rivière de Haine, à l'endroit appelé Ursidong c'est-à-dire la retraite de l'ours. Le terrain défriché, on vit bientôt s'élever au milieu de forêts auparavant inabordables, une basilique en l'honneur de Saint Pierre et Paul et une abbaye devenue célèbre sous le nom de La Celle et plus tard Saint Ghislain. Saint Aubert, évêque de Cambrai, vint consacrer la nouvelle église, et c'est alors que se convertit le comte Mauger époux de noble Dame Waudru.
En l'an 681, Saint Ghislain reçut la récompense d'une vie pleine de mérites devant Dieu, après avoir formé à la vie spirituelle Sainte Waudru et Sainte Aldegonde.
La mémoire de Saint Ghislain n'a pas cessé d'être en bénédiction en Belgique et dans le Nord de la France. Son intercession y opéra de nombreux miracles surtout en faveur des enfants en bas âge qu'il délivre des maux auxquels ils sont sujets. Le bourg de Roisin et la ville de Saint Ghislain demeurent des lieux de pèlerinage très fréquentés encore de nos jours par les futures mères qui craignent pour la vie de leurs enfants.
SAINT HUBERT
Vitrail offert en mémoire de Hubert Ganty-Robillard
Hubert, issu d'une des plus illustres familles d'Aquitaine, très estimé par le roi Thierry 111, était le favori de la cour de Pépin de Herstal. Il avait marié Floribane, dont il eut un fils nommé Floribert.
Hubert fut un chasseur acharné jusqu'au jour où le Seigneur lui apparut sous la forme brillante d'une croix qu'un cerf portait entre ses cornes. Après la mort de sa femme, il se rendit chez l'évêque de Maastricht. Sa vie édifiante et pieuse le fit bientôt admettre dans les rangs du clergé. Plus tard il succéda à Saint Lambert, martyr, sur le siège épiscopal. Il distribua alors tous ses biens aux malheureux, et se consacra tout entier au grand devoir de la charité chrétienne. Il mourut le 30 mai 727, au retour d'un voyage qu'il avait entrepris pour aller consacrer une église dans le Brabant. Transporté à Liège, le corps de notre Saint fut inhumé dans l'église collégiale de Saint-Pierre qu'il avait fait construire lui-même en l'honneur du Prince des apôtres. Seize ans plus tard, le successeur à Liège de Saint Hubert, Saint Floribert, procéda solennellement en présence du roi Carloman, de toute sa cour et d'un peuple immense, à l'exaltation de ses reliques qui furent placées devant le maître autel où, pendant 82 ans, les fidèles vinrent le vénérer, on fixa à ce jour, 3 novembre, la fête de Saint Hubert dans toute l'Église,
En 825, l'évêque Wolcand ouvrit, sous les yeux de Louis le Débonnaire, la tombe du Saint. Le corps fut retrouvé en parfait état de conservation comme lors de la première translation. Durant trois jours, la foule pieuse vint le contempler avec un saint empressement. Les trois jours écoulés, Wolcand remit le précieux dépôt entre les mains des moines bénédictins de Andain qui le transportèrent solennellement dans leur monastère. A peine le corps y fut-il arrivé que les peuples vinrent prier sur les lieux sanctifiés par la présence de ces augustes reliques. Cette confiance des fidèles ne tarda pas à être récompensée : des miracles, des guérisons éclatantes furent obtenus.
Le nom d'Andain disparut peu à peu et les peuples lui substituèrent celui de Saint-Hubert.
Saint Hubert est considéré comme le patron des chasseurs. .
SAINTE JULIENNE DE MONT CORNILLON
Vitrail offert en souvenir de Marie-Louise Devaux.
Aux portes de Liège s'élevait le monastère du Mont Cornillon. Là le dévouement chrétien accueillait les pélerins, les voyageurs, et soulageait les souffrances des lépreux, là aussi, vers le commencement du XIIIme siècle brillait l'incomparable vertu de Sainte Julienne. Elle était née en 1 193 à Retinne, bourg du diocèse de Liège. Le jeûne, la prière, les austérités, l'étude persévérante, telle était sa vie. Un jour en extase elle comprit par révélation divine qu'il fallait fonder dans l'Église une fête particulière pour honorer le corps de Jésus-Christ réellement présent sous les espèces eucharistiques. Devenue prieure du monastère, Julienne prit le parti de s'en ouvrir à Jean de Lausanne, chanoine de Saint-Martin à Liège et elle le pria de prendre l'avis des hommes éminents qu'il avait sans cesse l'occasion de voir. Tout fut donc soumis et exposé à l'archidiacre de l'église de Trèves, à Hugues de Saint Cher, prieur provincial de l'ordre des frères prêcheurs, à Guyard évêque de Cambrai, au chancelier de l'Université de Paris, aux frères Ecgidius, jean et Renaud professeurs de théologie à Liège. En 1246, l'évêque de Liège Robert de Torote, par une lettre adressée à tout son clergé, ordonnait de célébrer tous les ans, le jeudi après l'octave de la Trinité, la Fête du Saint Sacrement. Après la mort de l'évêque de Liège, Julienne fut expulsée de son couvent par d'injustes tracasseries et réduite à la plus extrême indigence. On la reçut alors au monastère de Salzinne (Namur). Les guerres qui ravagèrent le pays obligèrent Julienne à se retirer à Fosses entre la Sambre et la Meuse. Là elle fut frappée d'une maladie incurable. Sentant les progrès du mal, elle demanda d'être portée à l'église collégiale pour communier. Rentrée dans sa cellule, en présence de l'abbesse elle s'endormit dans le Seigneur le 5 Avril 1258. Son corps suivant son désir fut transféré à l'abbaye de Villers-la-Ville ou de nombreux miracles l'ont glorifiée.
Le Pape Urbain IV approuva la Fête du• Saint Sacrement de son autorité apostolique et l'étendit à l'Église Universelle le 8 Septembre 1264.
SAINT LAMBERT
Vitrail offert par la famille Molle-Souply
Maestrichtois d'origine, de noble et riche famille, Lambert fut un élève distingué des Saints Landoald et Théodard, personnalités marquantes, en attendant qu'il devienne un des évêques les plus célèbres sur le siège épiscopal de Maastricht Son élection eut lieu en 668 ou 669.
Après l'assassinat dé Childéric 11, un des chefs les plus acharnés à l'eeuvre de la révolution fut un nommé Ebroin, cette véritable brute bannit de sa ville natale le 19e évêque de Maastricht, pour avoir été attaché à son roi. Lambert se réfugia à l'abbaye bénédictine de Stavelot.
L'évêque de Maastricht était depuis 7 ans à Stavelot, lorsque Dieu mit fin à cette épreuve, Ebroin, son persécuteur, périt de mort violente en 681. Pépin de Herstal, devenu maire du palais, rétablit Je pasteur légitime sur son siège.
Mais Pépin de Herstal à qui, jadis, Plectrude a donné son ceeur par une union légitime, la repousse aujourd'hui. Voici qu'Alphaide, soeur des comtes d'Avroye a séduit l'ingrat par ses charmes et a bientôt dissipé la tendresse conjugale des époux. Et, sans pitié, il méprise, il dédaigne,... il répudie Plectrude.
Invité à un festin à la cour de Jupille, le courageux évêque Lambert se lève et flétrit devant toute la cour la conduite scandaleuse de Pépin et d'Alphaide et les exhorte à vivre honnêtement.
Le lendemain du festin de Jupille, Lambert fut assassiné en son domicile liégeois (place Saint-Lambert actuelle) par Dodon digne frère d'Alphaide et aussi criminel que sa soeur. C'était le 17 septembre 696.
La cathédrale Saint-Lambert, démolie en 1794, s'élevait sur le lieu de son martyre. A l'un des piliers était appendu un diptique dont les volets ouverts laissent voir sur l'une des faces la plus ancienne représentation, que l'on connaisse, du martyre de Saint Lambert Elle représente le meurtrier juché sur le toit et par un trou pratiqué â cet effet, il perce d'un javelot le Saint prosterné devant son autel. Le diptique est conservé au musée diocésain de la ville de Liège.
SAINT MÉDARD
Vitrail offert par la famille Tahon-Lheureux
Médard vit le jour l'an 465, au château de Salency, près de Noyon. Sa pieuse mère lui apprit surtout à se distinguer par sa grande charité envers les pauvres. Alomer, évêque de Vermand (aujourd'hui Saint-Quentin) se chargea de son éducation et lui conféra la prêtrise. A la mort de ce saint évêque, le clergé et le peuple d'une voix unanime, désignèrent Médard pour son successeur et Saint Remi, archevêque de Reims lui donna la consécration épiscopale : c'était en 530. Médard s'adonna avec une ardeur sans égale au salut des populations confiées à ses soins. On le voyait parcourir les villes et les villages annonçant partout la 'parole divine et confirmant ses discours par des miracles éclatants. A la mort de Saint Eleuthère, le Souverain Pontife, à la demande du roi Clotaire, fils de Clovis le Grand, réunit sous l'autorité de Saint Médard les deux sièges de Noyon et de Tournai, et c'est ainsi que le Hainaut et la Flandre durent le bienfait de la foi à ce grand Saint.
C'est avec raison donc que Saint Médard est considéré comme un des grands apôtres de la Belgique et il est juste que nous l'honorions sous ce titre.
Les anciens habitants des Flandres furent les peuples dont la conversion coûta le plus de peine au saint missionnaire. Idolâtres de la pire espèce, ils offraient à leurs fausses divinités des victimes humaines qu'ils immolaient avec des raffinements de cruauté dont le simple récit fait frémir. A ces peuplades féroces, abruties par l'intempérance et la, luxure, à ces âmes irascibles incapables d'oublier la plus légère injure, il fallait prêcher la douceur, l'amour du prochain, l'esprit d'union et de paix. La Flandre chrétienne est en grande partie l'oeuvre de Saint Médard.
Après la conversion de la Flandre, Saint Médard était retourné à Noyon, pour y donner le voile à la reine Radegonde que l'Église a élevé sur les autels. C'est dans cette ville que le Pontife fut atteint du mal qui devait l'emporter. Il y mourut le 8 Juin 545.
Le roi Clotaire fit transporter les restes du Saint évêque dans la résidence royale de Soissons et fonda en son honneur l'abbaye de Saint Médard que désservirent les fils de Saint Benoit.
SAINT URSMER
Vitrail offert par la famille Maton-Piette.
Ursmer naquit à Floyon, petit village aux environs d'Avesnes, dans la première moitié du Vile siècle. Elevés dans la religion catholique, ses parents le mirent au monastère de Lobbes, fondé par Saint Landelin, sur la Sambre, dans dans le diocèse de Cambrai. Il fit de si grands progrès en cette sainte maison, qu'il devint bientôt un modèle de perfection chrétienne. Aussi Saint Landelin le fit élever à la prêtrise et nommer abbé en sa place, lorsqu'il se retira en 686. Ursmer édifia de plus en plus les religieux de Lobbes par ses exemples, acheva l'abbaye et l'église et fonda d'autres monastères comme ceux d'Aine sur la Sambre, à une lieue de Lobbes, de Waslers, à huit lieues de Lobbes. Son zèle ne put se renfermer dans l'enceinte de son abbaye : il en sortit pour travailler à la conversion des pécheurs et détruire les restes de l'idolatrie dans les diocèses ,de Cambrai, d'Arras, de Tournai, de Noyon, de Trèves et de Maestricht. Les pays où l'on remarque surtout les traces de son passage sont les contrées qui s'étendent aux alentours de Lobbes et jusqu'à la mer. Il fut sacré évêque et en exerça les fonctions, sans être attaché à aucun siège, afin d'être plus libre dans ses prédications. Son genre de vie était une prédication continuelle, il ne buvait que de l'eau et ne mangeait ni chair ni poisson.
Saint Ursmer vécut de la sorte jusqu'à une extrême vieillesse. Sentant son heure approcher, il fit nommer Saint Ermin pour gouverner en sa place l'abbaye de Lobbes. Il rendit sa belle âme à Dieu, en 713, le 18 Avril, jour auquel il est encore honoré, avec la qualité de patron de Binche, à Lobbes et à Luxembourg. Ses reliques furent transportées, en 1409 à Binche en Hainaut.
Le nom de Saint Ursmer a toujours été en grande vénération. Aujourd'hui encore, le culte de cet illustre missionnaire se perpétue parmi les populations de l'ancien Hainaut et dans le département de l'Aisne. Les mères l'invoquent surtout pour leurs enfants dont les reins sont faibles ou qui sont attaqués de différentes maladies. On vient également y «servir» pour les fièvres.
SAINTE AYE
Vitrail offert par la famille Delfosse-Dumonceau
Le père de Sainte Waudru, qui est connu dans les histoires du Hainaut sous le nom de Walbert IV, avait un frère cadet du nom de Brunulphe, comte d'Ardennes, qui donna le jour à Sainte Aye. Après avoir passé sa jeunesse dans une parfaite innocence et dans la pratique des plus touchantes vertus, elle épousa celui qui plus tard devait devenir Saint Hidulphe. Ils travaillèrent surtout à répandre les idées évangéliques et les moeurs chrétiennes dans les heureuses contrées du Nord. Saint Hidulphe après que son parent Saint Mauger eût été fonder le monastère d'Haumont, parait avoir été d'un grand secours à Sainte Waudru. C'est à lui qu'elle s'adressa pour la construction de l'humble demeure, où elle voulait se retirer à Chateaulieu (Mons). Il consacra également une partie de sa fortune pour la construction des abbayes de Lobbes, Alnes, de Valers et de Crespin. Il se retira ensuite à l'abbaye de Lobbes tandis que sa femme entrait chez les chanoinesses de Sainte Waudru. Après avoir participé à toutes les bonnes oeuvres de son époux, Sainte Aye rivalisa saintement avec lui dans la pratique des vertus chrétiennes.
On trouve le nom de Sainte Aye dans les litanies de l'église Sainte Waudru à Mons où elle est honorée d'un culte particulier. En 1625 Monseigneur Van der Burg archevêque de Cambrai approuva et rendit obligatoire, pour tout son diocèse un office propre de cette Sainte, examiné et approuvé par les docteurs en théologie de l'université de Douai. On trouve aussi dans les plus anciens auteurs, qu'en l'année 1314, Pierre de Mirepoix, évêque du même siège avait approuvé un office semi-double de Sainte Aye, dont le nom se conservait précieusement dans le souvenir des populations du Hainaut. La fête solennelle de Sainte Aye se célébrait à Mons le 18 d'avril. Ses reliques exposées en ce jour attiraient un grand concours de pélerins.
Sainte Aye est surtout invoquée par ceux qui sont poursuivis par d'injustes procès
SAINTE BÉATRIX
Vitrail offert par la famille Mary-Tahon
L'antique forêt de Morlanwelz, devenue au XVIe siècle, le parc royal de Mariemont, cachait autrefois à l'ombre de ses grands arbres la belle abbaye de l'Olive, de l'ordre des Cîteaux. Oasis de paix et de sainteté, au milieu du tumulte du monde, cette solitude n'était troublée que de loin en loin par les meutes joyeuses des grandes chasses royales.
La solitude de l'Olive fut habitée d'abord par un anachorète, nommé Guillaume, qui expiait dans les rigueurs de la pénitence les désordres d'une jeunesse orageuse. Sainte Marie d'Oignies avait en grande vénération l'ermite de Morlanwelz. Frappé des vertus du serviteur de Dieu, Jean de Béthume évêque de Cambrai, le promut à tous les ordres sacrés jusqu'à la prêtrise. Berthe, veuve d'Eustache 111, sire de Rœulx et de Morlanwelz, avait voulu à son tour témoigner son estime pour l'austère anachorète, et elle avait mis à sa disposition une vaste propriété pour la fondation d'un couvent (1212). Grâce au concours des fidèles, le monastère n'avait pas tardé à être construit ; et à l'appel du Saint, sept religieuses de l'ordre de Moustier-sur-Sambre étaient venues s'y installer, sous la règle de Cîteaux.
Parmi les. pieuses habitantes de l'Olive, se trouvait une jeune personne du nom de Béatrix qui avait la charge de portière. Elle était d'une grande beauté, et aurait été d'illustre naissance ; mais rien n'égalait son amour pour la Sainte Vierge. Cependant un jour vint où secrètement flattée de plaire au monde, elle ne put résister à la tentation de quitter le monastère. Elle partit donc et s'en alla dans une ville lointaine, et pendant quinze années, comme Marie-Madeleine, la pécheresse de l'évangile, elle vécut dans une vie de désordre. Mais la Mère des douleurs en qui elle avait autrefois une confiance toute filiale, veillait sur son enfant égarée. Le remords, un implacable remords, se réveilla dans le coeur de Béatrix. Après avoir sollicité sa rentrée au couvent, elle fut réadmise et expia ses fautes par une vie si sainte que Dieu la favorisa du don des miracles. Chaque année, le 6 novembre, l'abbaye de l'Olive faisait mémoire de cette sainte pénitente.
On honore aujourd'hui encore dans l'église de Morlanwelz, les reliques de Sainte Béatrix. Elles sont renfermées dans une châsse précieuse, placée prés de l'autel du pèlerinage.
SAINTE GERTRUDE
Vitrail offert par la famille Watillon-Housiau.
Gertrude qui vit le jour à Landen appartenait à une famille illustre par son origine, mais plus encore par sa sainteté. Son père était Saint Pépin, sa mère, Sainte Itte, Ida ou Iduberge.
Un ancien chroniqueur rapporte que " Gertrude rechercha de bonne heure la retraite, appliquant son esprit et son coeur à toutes les vérités éternelles et à la pratique des vertus les plus délicates.,,
Le roi de France Dagobert, admirateur de la piété et de la vertu de la vierge plus encore que de la beauté et des grâces de la jeune fille, voulut la donner en mariage à un seigneur franc qu'il désirait favoriser.
Mais Gertrude avait promis de consacrer à Dieu sa vertu et sa beauté.
Grande fut la tristesse du roi, plus grande encore fut celle du jeune seigneur frustré dans ses espérances. A partir de cette époque, Gertrude vécut retirée auprès de sa mère ; elle ne sortait du palais que pour se rendre à l'église. Après la mort de Pépin, Iduberge, suivant l'Avis de Saint Amand, fit construire un célèbre monastère à Nivelles où elle se retira avec Gertrude. Elles furent bientôt suivies dans leur retraite par bon nombre de jeunes filles, qui formèrent une congrégation et s'appelèrent Chanoinesses. Gertrude fut la supérieure et l'abbesse de cette célèbre communauté.
A la mort de sa mère, Gertrude demeura chargée de la direction de l'abbaye. Elle mit son corps à de si rudes épreuves, par les veilles, par les jeunes par d'autres austérités, qu'elle en devint malade et Dieu lui fit connaître l'approche de sa mort. Elle se démit de sa charge d'abbesse, redoubla ses austérités, portant secrètement un rude cilice couvert d'un vieux drap et ne se servant que d'un pauvre voile qu'une religieuse passante lui avait autrefois laissé comme aumône.
Après avoir reçu les derniers sacrements, âgée de 36 ans, Gertrude rendit le dernier soupir, le 17 Mars de l'an de grâce 664.
SAINTE GODELIEVE
Vitrail offert par la famille Lemaitre-Bernard
Godelieve naquit l'an 1049 au château de Longfort, dans le Boulonnais. Le seigneur Hemfrid de Wierre-Effroy fut son illustre père et Ogine, dame de noble race, sa mère. Ils étaient trois enfants, Ogine, Adèle et Godelieve. Prévenante, gracieuse, pleine de noblesse, d'une piété édifiante et d'une charité admirable pour les pauvres, Godelieve jouissait d'une influence extraordinaire sur la noblesse de son temps. Quand elle fut en âge, Bertolf de Ghistelles demanda sa main par l'intermédiaire du comte de Flandre Baudouin. Après les joyeuses fêtes du mariage au manoir paternel, elle quitta ses nobles et pieux parents pour aller habiter avec son époux au château de Ghistelles, en Flandre, près de sa belle-mère, à laquelle elle avait déjà voué toute la déférence et la tendresse d'une fille. Mais cette marâtre, par jalousie, jura de détourner son fils Bertolf de son épouse et fit enfermer Godelieve dans une sombre cellule du château. Là, notre Sainte subit avec une patience angélique les tourments les plus affreux et les insultes les plus grossières. Abusant de son autorité maternelle, sa belle-mère envoya son fils s'amuser dans les châteaux voisins. Bertolf cependant revint au bout de quelques jours et voulut revoir sa femme. Emu de pitié devant sa douleur, il décida de lui rendre son rang. Mais son infernale mère veillait et dès le lendemain, Godelieve fut envoyée aux champs pour chasser les corneilles qui remplissaient le pays. Elle parvint alors à s'enfuir et retourna chez ses parents. Aucun des gens du manoir ne reconnut son ancienne maîtresse, tant les mauvais traitements avaient altéré sa face. Hemfrid fit alors appel à l'évêque de Tournai dont Ghistelles dépendait. Le prélat menaça des foudres de l'Église le mari coupable. Bertolf effrayé de ces menaces, vint en toute hâte à Longfort pour rechercher son épouse.
Revenus à Ghistelles, Bertolf et sa méchante mère enferment à nouveau Godelieve dans la triste cellule du château où elle avait déjà versé tant de larmes et supporté tant de souffrances.
Le 7 Juillet 1070, sur les ordres de Bertolf elle fut étranglée par deux serviteurs du château appelés Lambert et Hecca.
Sainte Godelieve est spécialement invoquée pour les maladies des yeux
SAINTE RENELDE
Vitrail offert en mémoire de L. Buysse-Mascaux
Amalberge, la souche de la famille de Sainte Renelde était nièce de Pépin de Landen maire du palais d'Austrasie sous le règne des rois Clotaire 11, Dagobert 1, Sigebert 11. Devenue orpheline à un âge assez tendre, la jeune princesse se suffit à elle même dans l'administration de ses domaines de Saintes, apanage de sa famille. Le bienheureux Pépin, son oncle, la fiança au comte Witger, noble seigneur du pays. Six enfants naquirent de ce mariage : Aldeberg, Venant, Gengoux Pharailde, Renelde et Gudule. A la mort de leurs parents, Renelde et Gudule désormais maîtresses d'elles-mêmes et héritières d'un vaste domaine n'aspiraient plus qu'à la retraite, et loin de profiter de leurs richesses, elles s'étudiaient à faire de leur château un monastère anticipé, éprouvant leur vocation par toutes les rigueurs de la vie religieuse tant pour la nourriture et les habits que pour le coucher. Renelde portait continuellement le cilice, marchait pieds nus, couchait sur la cendre, et pour toute nourriture se contentait d'un peu de pain d'orge trempé dans l'eau. Ainsi s'écoula, dans les oeuvres de pénitence et de miséricorde, la première partie de la vie de deux saintes soeurs Renelde et Gudule. Renelde offre alors ses biens à l'abbaye de Lobbes et part pour Jérusalem vénérer la montagne du calvaire et tous les endroits sanctifiés par la présence du Sauveur et l'effusion de son sang. Elle rapporta de ce lointain voyage plusieurs reliques précieuses qu'elle employa à enrichir l'église du martyr Saint Quentin, à Saintes, où elle désirait avoir sa sépulture.
L'an 680, les sauvages tribus des Huns, franchissant la lisière de leurs épaisses forêts de Pannonie, se précipitèrent comme un torrent sur la Gaule-Belgique, pillant tout ce qu'ils pouvaient emporter et mettant le reste à feu et à sang. A l'approche du danger, les habitants cherchent un refuge dans les cavernes des forêts et derrière les remparts des château forts. Renelde reste seule dans l'église de Saint Quentin, avec deux imitateurs de son courage, Grimoald et Gondulphe. Les barbares arrivent bientôt. Grimoald a la tête tranchée, Gondulphe a la tête transpercée de trois gros clous et Renelde traînée sur le pavé du sanctuaire dans le sang de ses deux compagnons héroïques a la tête tranchée.
C'est ainsi que mourut à Saintes, le 16 Juillet 680, Renelde soeur dé Sainte Gudule la patronne de Bruxelles.
SAINTE ROLENDE
Vitrail offert par la famille Tahon-Monnoyer
Rolende eut pour père Didier, roi des Lombards. qui succéda à Astolphe en 756, sa mère s'appelait Ansa. De ce mariage naquirent un garçon et quatre filles parmi lesquelles Rolende, que devait illustrer une grande sainteté. Le roi Didier jouissait d'une paix profonde parmi ses sujets, mais outré de dépit contre Charles le Magne, qui avait répudié sa fille qui lui avait été donnée en mariage, il lui déclara la guerre : ce fut pour son malheur. Charles, roi de France, accoutumé aux victoires, tailla en pièces l'armée des Lombards, prit la ville de Pavie dans laquelle Didier s'était réfugié, fit prisonnier le roi, sa femme Ansa et leur fille Rolende, les mena en France puis les envoya en exil dans la ville de Liège et enfin les donna en garde à Agilfride, évêque de Liège, fils du duc de Bourgogne.
Un jeune étranger, de lignée princière, eut l'ambition de prendre Rolende pour épouse, il s en ouvrit honnêtement à la jeune lombarde comme à ses parents (épisode rappelé sur un des bas-reliefs de la chasse de Gerpinnes). Didier et Ansa vu l'avenir incertain de leur enfant, jugèrent prudent de l'engager à accepter cette offre honorable. Dans le but d'échapper aux obsessions dont elle était l'objet, Rolende voulut définitivement réaliser sa vie et entrer en religion. Furtivement elle s'éloigna de la région pour se rendre à Cologne (ce que rappelle de même un bas-relief de la chasse) Arrivée à Gerpinnes, extrêmement faible et fatiguée, dans un bois, elle chercha asile dans une cabane proche du château de Villers ou elle passa la nuit. Le lendemain elle se trouva tellement épuisée qu'elle sentit que sa fin approchait, elle fit appeler le curé de Gerpinnes pour lui administrer les derniers sacrements. On était le 13 mai vers l'an 800. Sa belle âme quitta son corps dans un dernier soupir d'amour envers son divin Époux.
D'après Molanus et les Bollandistes l'exaltation du corps saint eut lieu en 1103. La translation des reliques dans une nouvelle châsse fut faite par l'évêque de Namur, Jacques Blasius, le 13 mai 1599.
De nombreux miracles et des faveurs insignes se déversèrent avec profusion sur les pèlerins qui fréquentèrent le sanctuaire de Gerpinnes et de nos jours encore, une foule innombrable vient vénérer les reliques de la Sainte aux festivités de Pentecôte.
LA BIENHEUREUSE JULIE BILLIART
Vitrail offert en mémoire du Docteur Marcel Renoir
Julie Billiart née à Cuvilly près de Compiègne le 12 Juillet 1751 était une humble fille des champs. sans fortune, sans ressource humaine, sans grande instruction. La misère noire régnait chez elle, aussi Julie consacra toute sa jeunesse à subvenir aux besoins des siens. D'une piété édifiante elle s'adonna sans compter à la vertu de pénitence. Vers 1774, la main de Dieu s'appesantit sur elle, pour achever d'en faire une sainte. Julie travaillait, un soir près d'une fenêtre en compagnie de son père, quand une pierre lancée avec force fit voler la vitre en éclats et presqu'en même temps un coup de feu retentit. Personne ne fut atteint, mais la pauvre fille resta persuadée qu'on en voulait à la vie de son père. Son saisissement fut tel qu'elle contracta une maladie dont les symptômes déconcertèrent les médecins: elle en demeura toute paralysée et infirme. Elle continua sa vie de prière et de dévouement, attirant auprès de son grabat les enfants du village et leur enseignant le catéchisme. Une pieuse châtelaine, dont la maison de campagne se trouvait à Cuvilly, éprise d'admiration pour la servante de Dieu, lui confia ses trois filles à instruire et mit à l'abri du besoin les parents de Julie. Survint. la grande révolution avec ses troubles et ses horreurs. Sur ces entrefaites, le Père Varin, ancien officier, devenu prêtre et missionnaire, songeait à recueillir les orphelines que la révolution avait multipliées et à leur procurer le bienfait d'une éducation religieuse. Il rassembla- autour de Julie Billiart quelques jeunes filles qu'il croyait capables d'une telle entreprise et la congrégation des Sueurs de NotreDame était fondée. C'était en Mars 1804. La bénédiction de Dieu descendit visiblement sur cette oeuvre. Guérie miraculeusement par le Sacré-Coeur de jésus, Julie se dépensa toute entière à son oeuvre. Elle vint en Belgique et-fonda successivement les maisons de Namur, Gand, Saint Hubert, Zele, Gembloux, Andenne Fleurus et Jumet. Tant de travaux finirent par altérer sa santé. La digne supérieure put encore procurer à ses religieuses une retraite générale à la maison mère à Namur en septembre 1815 et leur donner un dernier mot d'adieu. Après quatre mois d'une maladie extrêmement douloureuse, elle rendit sa belle âme à Dieu le 8 avril 1816.
SAINTE WIVINE
Vitrail offert par jean et Marie-Louise Lafaille
Wivine était de très noble race, son père Hugues, sire d'Oisy et châtelain de Cambrai, appartenait à l'une des plus illustres familles de la Flandre apparentée à l'empereur Charlemagne. Wivine dans toute la fleur de sa jeunesse était un modèle de grâce et de perfection. En ces temps là, des luttes ardentes divisaient les seigneurs de l'Artois. Engagé dans l'une de ces guerres, Hugues d'Oisy vit son manoir menacé par une forte troupe de soldats, Wivine dut fuir, c'était l'heure de Dieu. Accompagnée d'une seule suivante, la fidèle Emwara, elle s'enfonça dans les bois ; traversant le Tournaisis, la Flandre et une partie du Brabant, évitant avec soin toute agglomération. Les deux futures moniales s'arrêtèrent dans un endroit désert où coulait une source abondante. Le lendemain, elles abattirent quelques branches, firent une hutte et commencèrent dans le travail et l'oraison leur vie de pénitence. C'était en 1126, Wivine avait 23 ans. Bientôt la réputation de sainteté de ces pieuses cénobites se répandit aux environs et de nombreuses jeunes filles vinrent se mettre sous la direction de la vierge Wivine, et se consacrer au Seigneur. A cette époque régnait en Brabant, avec le titre de duc de la Basse Lorraine et comte du Brabant, Godefroid le barbu, c'était un prince modèle et un parfait chrétien. Ayant appris la sainteté de cette jeune fille, il lui accorda une partie de son alleu. Telle fut l'origine de l'abbaye de Grand Bigard. Sainte Wivine fut 37 ans à la tête de son monastère, et elle y mourut à l'âge de 67 ans le 17 Décembre 1179. De nombreux miracles attestèrent la sainteté de la fondatrice et un concours immense de peuple vint vénérer son tombeau. La fondation du bon duc Godefroid subsista intacte durant 700 ans. Mais en 1706, les soldats de la République, au nom de la liberté et de la fraternité, chassèrent les pauvres moniales, et abattirent le monastère. Le 5 Juin 1805, le corps de. la vierge Wivine avec sa châsse qui avait pu être sauvé de la tourmente fut remis à la paroisse du Sablon où la piété des fidèles l'entoure d'un culte religieux.
Sainte Wivine est spécialement invoquée pour les maux de gorge et les maux d'oreilles.
L'école:
Un peu d'histoire...
La promulgation de la loi de 1879 amena l'institution d'une école catholique dans la rue de Marchiennes (rue Général de Gaulle), elle fut supprimée en 1889.
L'école libre de la rue De Gaulle fut bâtie en 1882; elle servit d'abord pour les garçons; quelques années plus tard, elle devint succursale de l'école des filles du Petit-Courcelles, installée à la même époque, d'abord à la rue Hulet (rue Philippe Monnoyer), ensuite dans une maison faisant face à la cure. En 1909, elle redevint école des garçons.
L'école pour filles fut transférée en septembre 1909 dans les locaux qui ont été construits derrière l'église de sartis, rue du Temple (école du bas) ("Histoire de Courcelles" par Elie Lemal, directeur des travaux et des Régies de la Commune de Courcelles)
Quelques documents de Monsieur Luc Heuchon, bibliothécaire à Courcelles.

Un document sur René Godeau.
Godeau René Edouard Ghislain Joseph
Courcelles, le 06 juillet 1905.- 1992
René Godeau fut un de nos meilleurs chansonniers wallons.
Dès l'âge de huit ans, il fait partie de la chorale paroissiale de Courcelles-Sartis. Chorale qu'il dirigera ensuite pendant de nombreuses années. A quatorze ans, il fait également partie de l'Union chorale. Il chante pour la première fois en public à Jumet-Houbois le 10 décembre 1922.
En 1924, il effectue son service militaire au camp de Béverloo. Ensuite, il fait partie du groupe de chant « Duc in Altum » de 1928 à 1932.
René Godeau écrit sa première chanson « L'ouyeû » en collaboration avec Ulysse Trézegnies en 1928.
A partir de 1927, on peut entendre René Godeau sur les ondes de l'I.N.R., , sur Radio E.L. (Châtelineau) en 1929, sur Radio-Binche de 1927 à 1944, sur Bruxelles-Conférence de 1933 à 1940 et sur Radio-Hainaut de 1944 à 1973. Ses activités y sont variées : jeux radiophoniques, émissions de variétés, cabarets, sketches, ... Notons au passage : « Tout au long d’no viye », cabaret wallon programmé sur le 2ème programme radio de la R.T.B. le vendredi 2 février 1973 à 20 heures.
Homme très dynamique, il fonde et anime trois groupes vocaux « Les moissonneurs de Belgique » de 1932 à 1940 ( groupe se produisant essentiellement en français dans une optique de militantisme moralisateur chrétien), « La nouvelle équipe » de 1940 à 1952 et « La joyeuse sarabande » de 1952 à 1956.
La seconde guerre mondiale terminée, il crée et anime l’Association littéraire et artistique de Courcelles
René Godeau eut l’honneur de voir plusieurs de ses oeuvres primées :
- «Rose » et « Contes de grand-mère » : premier prix de la chanson wallonne à La Louvière en
1936 (organisation : Mouchon d'Aunia ).
- « L'amour est dins na méso » et « A l'fontène » : premier et deuxième prix de chanson wallonne
à Charleroi en 1941 (organisation : A.R.L.W.C. ).
Coupe du meilleur texte au tournoi « Art vocal » à Charleroi en 1956.
- « No Wallonne » et « El gros lot » : 3ème prix à Namur pour la chanson de qualité en 1963.
A l’heure actuelle, le carillon de l'Hôtel de Ville de Courcelles fait entendre les refrains de quatre de
ses chansons : « Salut mon petit village », « A vote santé Ziré », « El tôte au suke » et « On a v'nu
voler mes lapins ».
Le 13 août 1960 , il crée la chanson « Vla Coûrcèle » d'Omer Bastin et de Joël Bachy lors de la séance académique des fêtes du millénaire de Courcelles,.
Le centre de production R.T.B.-Hainaut lui rendit hommage le vendredi 19 décembre 1975.
A enregistré plusieurs disques.
Sources bio-bibliographiques
Après...
Après l'hommage à René Godeau,
« La Petite Lanterne »,
53e année, n° 1307, 12 novembre 1976, p. 3.
Barry (Félicien)
270... op. cit., p. 37.
Livre d'or... op. cit., p. 63.
Bourdon…
El'Bourdon…op. cit.,43‑51.
Clersy, Emile
Hommage à René Godeau : Courcelles, 24 octobre 1976,
"El Bourdon »,
28e année, n° 290, Novembre 1976, p. 165-167
Coppe (Paul) et Pirsoul (Léon)
Dictionnaire bio-bibliographique... op. cit., p. 178-179.
Courcelles...
Courcelles a rendu hommage à son chansonnier René Godeau,
« La Petite Lanterne »,
48e année, n° 1057, 23 avril 1971, p. 4.
Dehon (Jules)
Câriyonèz, Courcèles
« El Bourdon... »,
26e année, n° 271,
décembre 1974, p. 177‑178.
Dictionnaire de la chanson… op. cit.,
Heuchon, Luc
Essai de bio-bibliographie des auteurs de l’entité de Courcelles
Hommage...
Hommage à René Godeau grand chansonnier vallon,
« El Bourdon... »,.
28e année, n° 288, septembre 1976, p. 130‑131.
Hommage à René Godeau,
« La Petite Lanterne »,
48e année, n° 1053, 19 mars 1971, p. 6.
Hommage à René Godeau,
« La Petite Lanterne »,
53e année, n° 1305, 29 octobre 1976, p. 3.
Hulin, Maurice
Dix.. op. cit., p. [44‑50].
J.N.
Hommage à René Godeau,
« La Petite Lanterne »,
54e année, n° 1132, 16 décembre 1972
239
Lempereur (Emile)
Les lettres dialectales in
« Hainaut d'hier et d'aujourd'hui » op. cit., p. 416.
Nos groupes ambulants,
« El Bourdon »,
48e année, n° 497, 06/1997, p. 30-31.
René Godeau, prince de la chanson wallonne,
« El Bourdon »,
37e année, n° 387, juin 1986, p. 1 p. 50-52.
René...
René Godeau nous a quittés,
« El Bourdon »,
43e année, n° 443, p. 30
Bibliographie
Monographie
Imâdjes dé d'çi René Godeau / illustrations d'André‑P. Masquelier
. - Courcelles : Association Culturelle Courcelloise, 1971
. – 1 vol. : ill. ; 23 cm
Ecrits périodiques
Revue El Bourdon ...
Pauve t'chanson d'amour / musique de Joël Bachy,
5e année, n° 48, août 1953, p. 178.
Taudis tchantér : [poésie],
7e année, n° 75, novembre 1955, p. 276.
Ene miète di musique : [chanson],
7e année, n° 75, novembre 1955, p. 276.
I nîve su no méjo : [poésie],
7e année, n° 76, décembre 1955, p. 292.
Les rèstons : [poésie],
7e année, n° 76, décembre 1955, p. 292.
A l'Fontène,
26e année, n° 264, mars 1974, p. 56.
Cloki d'Sârtis : [poésie],
27e année, n° 272, janvier 1975, p. 10-11.
El vîye sau [poésie],
27e année, n° 281, décembre 1975, p. 195.
L'ouyeù / musique d'Ul. Trézegnies et R. Godeau,
28e année, n° 286, septembre 1976, p. 130-131.
Pauwe tchanson d'amour / musique de Joël Bachy,
29e année, n° 298, septembre 1977, p. 3.
Au Toussaint,
30e année, n° 310, novembre 1978, p. 8.
El payis que nos v'yons si voltî : [poésie],
31e année, n° 315,. avril 1979, p. 5-6.
El tôte au suke : [chanson],
32e année, n° 326, mai 1980, p. 17.
Sint‑Nicolas : [poésie],
32e année, n° 331, décembre 1980, p. 9-10.
Sint‑Nicolas : [poésie],
33e année, n° 341, décembre 1981, p. 18-19, ill.
Sint‑Nicolas : [poésie],
34e année, n° 361, décembre 1983, p. 3-4, ill.
El soufleu / musique da Joël Bachy,
34e année, n° 358, septembre 1983, p. 14, ill.
In confèti : [poésie],
36e année, n° 373, février 1985, p. 13.
Dins l'tram. Au nouvèl-an : [poésies],
37e année, n° 387, juin 1986, p. 4-5.
revue El Chariguète
El soufleû / musique de Joël Bachy,
n° 52, avril 1936, p. 16.
revue La Petite Lanterne
El Tchapèle Sint Brèyaud au champ du Sart / ill. de A.-P. Masquelier,
50e année, n° 1170, 26 octobre 1973, p.1, ill.
Cloki d’Sârtis : [poésie] / ill. A.-P. Masquelier,
50e année, n° 1175, 30 novembre 1973, p. 2, ill.
El vîye sau,
51e année, n° 1184, 15 février 1974, p. 3.
On a v'nu volés mes lapins : [paroles et musique]
51e année, n° 1212, 04 octobre 1974, p. 4.
El tâte au suke : [ paroles et musique],
51e année, n° 1213, 11 octobre 1974, p. 4.
Ensemble amis ! : [poésie],
53e année, n° 1305, 05 novembre 1976, p. 4.
A votre santé : [paroles et musique],
51e année, n° 1214, 18 octobre 1974, p. 4.
El tchèrbon à Coûrcèlles : [?]
54e année, n° 1323, 25 mars 1977, p. 4.
Clokes du Nowé : [poésie]
54e année, n° 1356, 16 décembre 1977, p. 3, ill.
Sint-Nicolas : [poésie], 61e année, se* 2262, 05 Décembre 1984, p. 5.
Au nouvèl-an : [poésie],
61e année, n° 2264, 19 Décembre 1984, p. 4.
revue Pro Wallonia
El tâte au suke / musique Joël Bachy,
6e annuaire, 1941, p. 33-34.
El tchapèle Saint-Bréyaud / musique Joël Bachy,
7e annuaire, 1942, p. 33-34.
Pauve tchanson d'amour / musique Joël Bachy,
8e annuaire, 1946, p. 19.
Partitions musicales
Augustine : one step : le grand succès de René Godeau [Musique imprimée] /
musique de Joël Bachy
. – Bruxelles : Ed. J. Cremer, [19??]
. – 1 partition ([4 p.]) ; 28 cm
Ell’nag’ comme une sirène : création René Godeau [Musique imprimée] /
musique Joël Bachy
. – Bruxelles : Ed. J. Cremer, [19??]
. – 1 partition ([6] p.) ; 27 cm
Ene pètite tasse [Musique imprimée] / [musique] de Joël Bachy
. – Courcelles : Ed. Bachy, [195?]
. – 1 partition ([4]p.) ; 31 cm
L’houyeu [Musique imprimée] / musique de Joël Bachy et R.
Godeau
. – Bruxelles : Cremer, [194?]
. – 1 partition (3 feuillets) ; 27 cm
. – (Chansons de la vie wallonne)
On a v’nu volèr mès lapins [Musique imprimée] / musique de Joël Bachy
. – [Courcelles : Bachy, 195?]
. - 1 partition ([1]p.) ; 34 cm
Près du feu qui brille [Musique imprimée] : créée par Modeste Molle /
musique de Joël Bachy
. – Charleroi : Centrale catholique du Théâtre et de la Chanson, [19??]
. – 1 partition ([7] p.) ; 30 cm
. – Contient : Vive la bière
. – Répertoire des Moissonneurs de Belgique
Salut Courcelles [Musique imprimée] / musique de Joël Bachy
. – [Courcelles : Bachy, 1960]
. – 1 partition ([3 p.]) ; 34 cm
Sous mon petit toit rouge : slow-fox chanté par Alfred Leduc à Bruxelles-Conférences
[Musique imprimée] / musique de Joël Bachy
. – Charleroi : Ed. des Moissonneurs de Belgique
. - 1 partition ([4 p.]) ; 36 cm
Un P’tit Toûr à Tourniquet : valse / paroles de René
Godeau ; musique de Joël Bachy. Les Arondes / musique de Joël
Bachy ; paroles de René Godeau. A Vote santè : danse wallonne /
musique et chorégraphie de Joël Bachy. Le mète cinquante : valse /
paroles et musique de Joël Bachy [ Musiques imprimées]
. - Courcelles : Joël Bachy, [195?]
. – 1 partition ([15]p.) ; 26 cm
Discographie
A l’escole. Hiyo Han : saynète de Joël Bachy, France Molle,
Jacques De Burges, Annie De Burges, René Godeau. Danse
à cinq = Les Waufes. Le mète cinquante [Enregistrement sonore] /
[paroles et musique] Joël Bachy
. – Courcelles ; Bachy, [19??]
. – 1 disque : 45 t ; 18 cm
. – Titre général face 20.131, E djouant aurond [sic]
. – Titre général face 20.132, René Hallet chante
Le ciel de Wallonie. Wallon, réveille-toi [Enregistrement sonore] /
Paroles et musique Joël Bachy ; chanté par Georges Godfroid
.- Belgique : His Master’s Voice, [195?]
. – 1 disque : 78 t, mono ; 25 cm
. – V.B. 1001, V.B. 1002B . G.P.B.3
René Godeau chante [Enregistrement sonore] / René Godeau ; Joël Bachy
. – [Courcelles] : Bachy, [19??]
. – 1 disque 45 t ; 18 cm
. – Contient : Avote santé. El tate au suke. Les arondes. In P’tit toûr à tourniquet
Quelques événements liés à la paroisse:
Les professions de foi en 1972.


Un camp louveteaux et patronnés en 1969.
Des liens pour comprendre notre histoire:
Les registres paroissiaux de Courcelles entre 1779 et 1793.
La vie dans notre région de 1830 à 1914.